Place Saint-Pierre & Parc du château

Les travaux de la Place Saint-Pierre et du parc du château vont bientôt s'achever. Ce chantier est un exceptionnel travail de restauration, mené dans le plus grand respect du patrimoine et de l'histoire de Plaisir. Laissez-vous tenter par une balade dans le temps et découvrez les différentes étapes de ce projet.

Une restauration dans les règles de l'Art

Les travaux menés ces derniers mois sont le point final d'un projet initié il y a dix ans. Avec la restauration de l'église, la renaturation du Parc du Château classé aux Monuments historiques, la reconstruction des murs et des portails, la restauration de la statue et la création d'un square, la Ville affirme sa volonté de valoriser ce patrimoine historique et architectural qui fait notre histoire. Ce sont 6 millions d'euros qui ont ainsi été investis par la Ville.

La renaturation, qu'est-ce que c'est ?

On parle de renaturation pour les opérations d’aménagements qui permettent de restaurer le « bon » état écologique et paysager d’un site. Il peut avoir été dégradé par les activités humaines mais aussi par des événements naturels. Concernant le Parc du Château, le projet de renaturation a été couplé à une requalification paysagère afin de lui redonner son identité d’origine.

Un chantier d'envergure

Quatre-vingt-sept jours, c'est le temps qu'il a fallu pour mener à bien le chantier de la Place Saint-Pierre et du Parc du château. L'objectif était clair : redonner son caractère d'antan et repenser l'aménagement de ces deux espaces. Retour en images et présentation de ce qui a changé.

Au Nord, pour un rendu historiquement similaire à l'enceinte d'origine, le mur a été entièrement reconstruit en moellons et déplacé de quelques mètres en faveur de la Place. Sa partie haute est habillée d'un bandeau de briques et couronné d'un 1/2 rond en moellons. À l'Est et à l'Ouest, les murs ont été partiellement déposés afin de créer des percées visuelles et remettre en relation la Place et le Parc.

Le portail historique du Parc a été entièrement restauré par un ferronnier d'art. Lors de sa réinstallation, il a été déplacé de quelques mètres plus à l'ouest afin de créer une nouvelle perspective avec le Parc. Toujours pour relier le Parc et la Place, deux nouveaux accès ont été aménagés. Ainsi, d'élégantes grilles en fer forgé et deux nouveaux portails ont été créés, sur-mesure, pour les murs Nord, Ouest et Est. Les Plaisirois pourront dorénavant accéder plus facilement au Parc du Château.

Historiquement installée dans le Parc du Château, la statue est actuellement entre les mains des experts de l'atelier Tollis pour une complète restauration. Haute de 2,50 mètres, cette sculpture daterait du XVIII ème siècle. Elle ne cesse de surprendre depuis son arrivée à l'atelier de par sa finesse et son envergure. Elle retrouvera prochainement sa place dans le Parc du Château. Trônant majestueusement sur son piédestal, elle sera le point de fuite de la perspective depuis le Château. 

C’est un endroit que vous aurez du mal à reconnaître… L’ancien petit carré d’herbe abandonné a laissé place à un paisible square situé à droite de l’église. Entièrement pavé, donnant sur le verger et la prairie, cet espace offrira aux Plaisirois un lieu de flânerie. Imaginé comme un trait d’union entre la ville et le Parc du Château, ils pourront aller et venir ou simplement s’installer pour profiter de la quiétude de l’endroit. Il a été baptisé du nom de l’architecte en chef des monuments historiques qui a supervisé ce grand projet de requalification.

Grâce à une cartographie détaillée datant de 1818, le parc a été reconfiguré afin de se conformer à la composition paysagère d’origine. Pour retrouver un aménagement de jardin à la française, plus structuré, la futaie qui avait poussé de façon anarchique à l’entrée du Parc a été supprimée. À sa place, une centaine de tilleuls sont venus prolonger les allées déjà présentes de part et d’autre du canal. Elles se rejoignent à présent grâce à une élégante exèdre au centre de laquelle la statue du XVIIIe siècle sera réinstallée. Au total, ce sont plus de 300 arbres, 1 200 vivaces et 750 arbustes qui ont ainsi été replantés.
 

Il faut garder à l’esprit, qu’au XVIIIe, le Château était parfaitement autonome et chaque zone avait sa fonction : un grand bois pour le chauffage et la construction, des prairies pour les animaux, des champs pour les cultures, une ferme, un potager… Dans le cadre de la renaturation du Parc, trois autres zones ont ainsi été remaniées pour retrouver leurs fonctions d’origine. L’étang a été curé pour remplir son rôle de récupérateur d’eau. Ses berges ont été réaménagées et végétalisées pour s’intégrer dans le paysage. Le verger situé en contrehaut de l’étang, derrière le mur Est de la Place, a été replanté avec des poiriers, des pommiers, des néfliers, des cerisiers et des amandiers. La zone humide du Rû Maldroit a elle aussi retrouvé son aspect d’origine. Huit arbres y ont été recépés tandis que les saules ont été élagués.

L'histoire d'une renaissance

C’était la belle endormie de Plaisir… Sa partie basse installée dans le Parc avait subi des dégradations importantes liées au temps et à des actes de vandalisme, tandis que sa partie haute, amputée de plusieurs éléments, avait été mise à l’abri dans les caves du Château. Afin d’être restaurées, les deux parties ont rejoint l’atelier Tollis où deux sculpteurs chevronnés sont actuellement à l’œuvre pour reconstituer les parties manquantes. La finesse de la sculpture a immédiatement interpellé les experts. L’architecte des bâtiments de France la compare même aux statues que l’on peut retrouver dans le Parc du Château de Versailles. En cours d’expertise, elle pourrait se révéler être un chef-d’œuvre du XVIIIe siècle. D’une valeur inestimable, notre statue est peut-être en passe de devenir le plus grand trésor de la Ville.

Chiffres-clé

  • 2 200 végétaux ont été replantés dans le Parc
  • 1,5 millions d'euros, soit le budget consacré à la Place Saint-Pierre et au Parc
  • 13 objets religieux de l'Église Saint-Pierre sont inscrits ou classés sur le registre des Monuments Historiques